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A la Gloire du
Sublime Architecte des Mondes
Ordre
des
Rites
Unis de
Memphis
&
Misraïm
-.
Grande
Loge
Égyptienne
De
France
.
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L'Obédience |
Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement…..
La formule nous rappelle que la pensée précède la
parole et s’en sert pour s’extérioriser.
L’une nécessite le langage, organisation variable
dans le temps et la forme ; l’autre, de par sa
nature, va pouvoir épouser tous les langages et
c’est bien pour cette raison qu’elle est
universelle.
La parole est soumise à la pensée en
tant qu’outil dont la maitrise, loin d’être
évidente, passe nécessairement par un apprentissage.
Une obédience est un regroupement d’Ateliers que,
sans limiter la réflexion, on pourrait comparer au
corps humain: le travail dit initiatique se réalise
au sein d’éléments apparemment disparates et
distants les uns des autres mais en fait
parfaitement organisés et fédérés par un organe
directeur qui ne saurait cependant survivre sans
eux. Les uns et les autres sont partenaires dans le
voyage de la vie. C’est une démarche éminemment
volontaire et ne devant strictement rien à
l’habitude.
L'instruction dont il est question ne passe pas
forcément par une verbalisation, ne s’y limite en
aucun cas et n’est jamais mutisme de l’être. Bien au
contraire, la convention initiale est de passer
d’abord par une période d’assimilation, toujours
volontaire mais canalisée, de l’intériorisation afin
de permettre à l’évolution intime d’aller, par la
suite, au plus loin de son potentiel, sans être
freinée par l’ignorance et la suffisance, sa cousine
germaine, ou bien encore par la peur, sa mère.
La libération d’une conscience ne se réalise donc
que progressivement et pour autant qu’elle soit
préservée du dol que constitue le dogme. Sa Liberté
n’est que l’état reconnu par d’autres, libres
elles-mêmes, de sa capacité à contracter et à
assumer une obligation. Son égalité est son essence.
Quant à la fraternité, directement proportionnelle
aux niveaux de conscience, elle découle du constat
d’être membre à part entière d’une fratrie dont
l’homogénéité apparaît rarement de prime abord.
Une obédience est une structure matérielle conçue,
ordonnée et gérée essentiellement pour permettre aux
Ateliers qui la constituent, de mettre en commun les
réponses matérielles les plus adaptées à des besoins
matériels identiques ou de même nature, existants ou
à venir, que ce soit dans le domaine du juridique,
de l’économique et plus simplement de
l’administratif.
L’Homme de Léonard de Vinci a, et en même temps, les
pieds ancrés dans la matérialité et les mains
accrochés aux cieux. Pour organiser et maitriser sa
vie dans son « ici et maintenant », apprendre les
Lois de son environnement matériel lui est
incontournable. En même temps, il a conscience que
le volume qu’il touche de ses mains est le miroir de
son état visible et le masquant simplement comme la
lumière, à midi, occulte les autres mondes.
Une obédience est un espace relativement fermé par
rapport à l’extérieur puisque ne concernant, d’abord
et par essence, que les Ateliers qui la forment. De
la même façon, mais sur d’autres plans, chaque être
humain a une vie sociale et sait donc former et
entretenir ou non, avec d’autres personnes, des
relations plus ou moins étendues et privilégiées,
voire limitées à des actions purement ponctuelles.
Si elle a bien compris les Constitutions d’Anderson,
toute obédience respecte les autres formations
basées, comme elle, sur une transmission régulière
et qui, en retour, le lui manifestent
pareillement.
La Grande Loge Égyptienne de France s’inscrit dans
ces paragraphes génériques. Elle est la fille
aimante d’un Ordre dont elle adopte naturellement
pour règlement intérieur ses Règlements Généraux et
Grandes Constitutions. Ces derniers mentionnent une
notion parfois mal comprise et souvent déformée à
souhait (par ignorance ou calcul, selon) : l’Ad
Vitam. La traduction littérale désigne une durée
déterminée à la seule longueur d’une vie et
certainement pas ce que l’humain comprend comme
éternité ! Diplômes universitaires, contrats de
mariages, baux civils en sont des exemples concrets.
Un degré maçonnique est conféré pour un temps dont
chacun est certes comptable mais qui ne peut être
repris comme le serait le permis à points Français.
Sa reconnaissance est fonction de la régularité de
son acquisition; toutes les structures portant
généreusement le nom de maçonniques ne l’étant pas
forcément. Elle est aussi dans le constat quotidien
de ses actes, tout un chacun ayant parfaitement
compris que la Franc-Maçonnerie est une école pour
la Vie de tous les jours et non un loisir pour
intellos ou pseudos.
Quant aux fonctions, si elles ne sont pas l’arbre de
la Connaissance, elles en sont les gardiens.
La Grande Loge Égyptienne est, pour sa part, sous la
garde, temporaire mais active, de maçons ou maçonnes
disposant des niveaux de conscience et de progrès
dans la Connaissance requis selon une échelle
prédéterminée et constitutive du Rite. Ils sont élus
par leurs pairs, sur cette base. Quant au Grand
Hiérophante actuel, il tient son pouvoir d’une
transmission totale et directe et il fut d’abord le
substitut, pour le temps de vie de son prédécesseur.
Au préalable, il a forcément gravi, normalement,
l’échelle précitée. Disposant du tout pour le temps
de sa vie, il est donc ad vitam et les esprits
chagrins qui s’en offusqueraient ne seraient, soit
oublieux des lois de la logique ou ignorants de la
Tradition ou bien encore uniquement désireux, sous
le masque, de s’attribuer eux-mêmes des titres dont
ils ne supposent même pas les plans de
responsabilité ainsi prise…On ne redira jamais assez
que la vie terrestre est éphémère par nature car
simple passage entre deux états…sauf, une fois
encore, à se vouloir agnostique; l’athéisme n’étant
que la formulation d’un même ressenti intime mais
inverse.
Les Travaux de la Grande Loge Égyptienne, à la seule
Gloire du Sublime Architecte des Mondes, n’ont
d’autre finalité que de préparer ses membres à
franchir d’autres portes, étapes d’un retour majeur.
La Grande Loge Égyptienne de France accueille tout
profane sincèrement convaincu d’un Principe
Supérieur, le laisse libre de suivre la religion de
son cœur, si cela lui est nécessaire, mais attend de
lui qu’il n’en fasse pas l’exégèse en son sein ou ne
critique celle des autres, sur la base : «un maçon
n’est ni un athée stupide ni un libertin
irréligieux ». L’étude puis la pratique de la
Sagesse de l’Égypte antique lui feront découvrir que
bien des voies actuelles, aux appellations si
diverses, ne sont en fait que ses enfants et
petits-enfants, naturels ou prodigues.
La Grande Loge Égyptienne de France veut répandre en
son sein les principes ancestraux de la Vraie
Franc-Maçonnerie et oser veiller à leur application
authentique et sincère. Ainsi, elle redit déjà à
chacun «Repoussez toute dispute ou querelle,
toute calomnie et Médisance. Ne permettez pas qu’un
Maçon honnête soit calomnié mais défendez sa
réputation».
En effet, à quoi bon parler de Loi d’Amour si c’est
pour en rester au stade de ces guerres du Soi que
sont la mesquinerie, la jalousie, l’envie et
l’orgueil ?

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